Eviter au système immunitaire de sur-réagir

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Message  Admin Mer 9 Déc - 17:00

Sclérose en plaques : une piste prometteuse pour éviter au système immunitaire de sur-réagir

Des chercheurs américains sont sur la piste d'un nouveau traitement contre la sclérose en plaques, permettant d'inverser les effets de la maladie.

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique inflammatoire, qui entraîne une destruction progressive de la gaine de myéline, qui entoure et protège les neurones. La maladie se déclare majoritairement chez les femmes (trois femmes pour un homme) entre 20 et 40 ans et son évolution est très variable selon les patients.

Ce qui pose problème, c'est l'aspect inflammatoire de cette pathologie : les malades de la sclérose en plaques voient leur système immunitaire se retourner contre leur propre organisme. On parle de maladie auto-immune. Or pour l'heure, les traitements manquent d'efficacité. La principale piste est celle de médicaments qui affaiblissent le système immunitaire pour le rendre moins puissant, exposant ainsi les patients aux dangers de microbes, virus etc. Mais des chercheurs américains ont peut être trouvé une nouvelle piste pour lutter contre la SEP. Leurs résultats sont publiés dans la revue Science Translational Medicine.

DES VÉSICULES PORTEUSES D'ESPOIR
Lorsque les informations nerveuses circulent dans le corps humain, on les compare à des courants électriques. Ceux-ci passent de neurones en neurones, grâce à un circuit enfermé dans une gaine de myéline. Elle permet aux informations de ne pas se perdre et de circuler correctement. C'est à cette gaine que la SEP s'attaque, empêchant donc aux neurones de recevoir et de faire passer les informations correctement.

Mais les scientifiques ont fait une expérience qui pourrait être décisive pour un futur traitement. Ils ont cultivé in vitro les cellules (oligodendrocytes) qui fabriquent cette fameuse gaine de myéline. Ils ont observé que ces cellules produisent des vésicules extracellulaires contenant les antigènes de la gaine de myéline. L'intérêt ? Ce sont les antigènes qui déclenchent une réaction immunitaire. Or, jusqu'à présent on ne savait pas identifier quel composant de la gaine de myeline déclenche la réaction immunitaire chez les patients.

Les scientifiques pensent donc qu'en ciblant ces antigènes, ils peuvent limiter la réaction auto-immune excessive. "L'intérêt de ces vésicules extracellulaires est qu'elles nous donnent la possibilité de traiter la maladie de manière spécifique à l'antigène, sans avoir à connaître l'identité exacte de l'antigène cible", souligne Abdolmohamad Rostami.

UNE THÉRAPIE "UNIVERSELLE", À DIVERS STADES DE LA MALADIE
Les premiers résultats, issus d'expériences menées sur des souris, sont encourageants à la fois pour réduire la gravité de la pathologie et pour prévenir l'apparition de symptômes, notamment de baisses de mobilité et de paralysie. Dans la mesure où ce type d'antigène est présent tant chez l'être humain que chez la souris, les chercheurs ont bon espoir de parvenir à utiliser cette thérapie chez ces derniers. Et ce, en prévention de la pathologie, comme en traitement après qu'elle se soit déclarée, sans impacter le système immunitaire.

En outre, les chercheurs y voient une approche "universelle". "Les antigènes impliqués dans la réponse auto-immune peuvent différer entre les patients atteints de SEP, et même changer avec le temps chez un patient individuel. Le fait que notre approche ait été efficace dans différents modèles expérimentaux montre que cela pourrait agir comme une thérapie universelle".

SOURCE : Top Santé (voir l'article original)
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